Les insectes, la nourriture du futur pour l’homme
Rédigé par La Rédaction , le 12 October 2017 à 11h45

insectes grillés prêts à être dégustés
Consommer des insectes figure parmi les habitudes alimentaires des populations des pays de l’hémisphère sud. Par contre, cela provoque la plupart du temps une réaction de dégoût chez les Occidentaux. Or, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture ou FAO encourage le développement de la consommation d’insectes.
Une grande variété d’aliments dotés de vertus multiples
Selon les promoteurs de l’entomophagie, la consommation d’insectes présente de nombreux avantages. D’abord, les insectes comestibles ont des qualités nutritionnelles exceptionnelles. Ils contiennent les principaux nutriments nécessaires à la croissance du corps humain comme les protéines, les minéraux, les vitamines, les fibres et les acides gras essentiels. Parfois, leur valeur nutritionnelle est supérieure à celle du poisson et des viandes.
Pour Paul Vantomme, du département Forêt de la FAO, les humains ont aujourd’hui besoin de sources de protéines alternatives. A poids égal, le taux de protéine dans certains insectes est 60% supérieur à celui de la viande de bœuf. Par exemple, 100g de grillons en renferment trois fois plus et assurent plus de 50% des besoins quotidiens d’un adulte de 70kg.
Par ailleurs, les insectes constituent un véritable trésor pharmaceutique. La connaissance et la compréhension de leurs outils de synthèse moléculaire à l’origine de leur adaptabilité ouvrent de nouvelles perspectives pour la médecine, la lutte antiparasitaire, etc. De même, cela devrait simplifier la mise au point de modèles pour évaluer les risques éco-toxicologiques.
Une nourriture de plus en plus prisée mais pas sans risques
La population mondiale à l’horizon 2050 est estimée à 9 milliards d’individus. Cela implique une augmentation inéluctable de la production alimentaire humaine et animale pour couvrir les besoins. Les conséquences seraient désastreuses comme l’insuffisance des ressources en eau, la pénurie de terres agricoles, etc. Pourtant, le secteur de l’élevage accapare près de 10% des réserves d’eau mondiales.
Les insectes pourraient être la solution à cette urgence environnementale. En effet, ils sont en abondance à l’état sauvage et sont faciles à élever grâce à leur capacité à se multiplier dans les espaces clos et étroits. De plus, les insectes émettent 99% de gaz à effet de serre de moins que le bétail traditionnel dont l’élevage est responsable de 18% des émissions actuelles.
Néanmoins, la consommation d’insectes n’est pas dénuée de risques. Avant d’envisager une production à l’échelle industrielle, il convient de combler les lacunes scientifiques. L’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation met en garde contre les risques d’allergies. En outre, il n’existe quasiment pas d’études en virologie, en parasitologie et en microbiologie concernant l’entomophagie.