Dysosmies ou troubles de l'odorat
Rédigé par La Rédaction , le 29 June 2017 à 12h25

Les dysosmies regroupent les troubles olfactifs
Les dysosmies regroupent les affections médicales qui altèrent partiellement ou totalement le sens olfactif. Il existe différents types de troubles de l’odorat tels que l’anosmie et l’hyposmie. Souvent sous-estimés, il est pourtant recommandé de consulter rapidement un spécialiste afin d’établir un diagnostic précis et de prescrire le traitement adéquat.
De nombreuses causes possibles aux troubles de l’odorat
A ce jour, les experts ont identifié plus d’une soixantaine de causes aux dysosmies. Celles-ci peuvent être classées en deux catégories : atteinte de la transmission et atteinte de perception. La première concerne les troubles de l’odorat qui ont pour origine des anomalies anatomiques empêchant les odeurs d’atteindre la partie sensible du nez. La seconde rassemble les maladies, les intoxications médicamenteuses et les traumatismes.
En France, 10% de la population seraient touchés par les troubles olfactifs. Tel a été le résultat d’une étude épidémiologique réalisée en 2015 auprès de 4 500 personnes. D’après le directeur de recherche du Centre de recherche en neurosciences à Lyon, Moustafa Bensafi, près de 34% des sujets concernés sont atteints d’un déficit sévère appelé anosmie.
Cette vaste étude a également mis en évidence que les dysosmies augmentent avec l’âge. Les troubles de l’odorat sont plus fréquents à partir de 50 ans. Après 65 ans, le pourcentage de la population affectée dépasse les 20%. Par ailleurs, la baisse ou la perte de l’odorat est associée à la perte de goût.
Des troubles olfactifs fortement handicapants au quotidien
Vivre sans odorat est très handicapant. Au propre comme au figuré, la vie perd beaucoup de sa saveur pour les personnes qui souffrent de troubles olfactifs. Certaines ont l’impression de vivre coupées du monde. Ce sentiment d’isolement débouche inéluctablement sur un mal-être. D’ailleurs, plus de 80% d’entre elles sont confrontées à terme à une période de dépression, la plupart du temps, sévère.
Une autre étude menée par une équipe de chercheurs de l’université de Chicago et publiée en octobre 2014 a aussi révélé que les personnes de plus de 57 ans atteintes de dysosmies ont un risque élevé de décéder dans les 5 années qui suivent. Par ailleurs, les hommes sont beaucoup plus exposés que les femmes.
A l’heure actuelle, des traitements sont disponibles pour soigner efficacement les troubles de l’odorat dont l’origine n’est pas traumatique ou cérébrale. Concernant le diagnostic, des tests simples sont pratiqués comme la distance minimale à laquelle les patients arrivent à sentir un tampon imbibé d’alcool. D’autres outils permettent ensuite de l’affiner comme la mesure des réflexes et l’olfactométrie.