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Progression inquiétante des idées fausses sur le VIH-Sida

Rédigé par , le 23 March 2018 à 12h24

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La campagne Sidaction 2018 commence aujourd'hui.

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Plus d’une trentaine d’années après la découverte du virus de l’immunodéficience, les idées fausses sur le VIH-Sida continuent de gagner du terrain chez les jeunes en France. Ils disent être mal informés. Tel est le résultat du sondage Ifop-Bilendi réalisé en ligne à l’occasion de l’édition 2018 du Sidaction.

Méconnaissance des véritables modes de transmission du virus

A l’approche du weekend du Sidaction, ce sondage n’est pas sans inquiéter d’après Florence Thune, Directrice générale de Sidaction. Pour cause, environ 25 000 individus sont porteurs du VIH sans le savoir dans l’Hexagone. De plus, près de 6 000 personnes découvrent chaque année leur séropositivité. Pour 27 % d’entre eux, l’infection est déjà à un stade avancé.

Pourtant, ce sondage commandé par l’association Sidaction montre clairement que les jeunes Français connaissent mal les modes de transmission du virus. A titre d’exemple, 21 % des 15 à 24 ans pensent que le VIH peut être transmis par un simple baiser. Ce qui correspond à une augmentation de 6 % en l’espace de trois ans.

De même, 18 % des personnes sondées sont convaincues que le contact avec la transpiration d’un séropositif représente un risque. 19 % des questionnés croient également que la pilule du lendemain, pilule contraceptive d’urgence contre une grossesse non désirée, suffit pour éviter la transmission du virus. Ainsi, il est normal que le dépistage soit rare après un comportement à risque.

Défaillance de l’information et baisse de la vigilance chez les jeunes

Selon toujours Florence Thune, ce sondage met en exergue un manque évident d’informations. D’ailleurs, 15 % des participants affirment n’avoir jamais reçu d’enseignement concernant le VIH-Sida pendant leur cursus scolaire. 67 % considèrent que l’Education nationale ne fait pas assez en matière d’Information, d’Education et de Communication. Or, en parler moins ne fait qu’entretenir les craintes.

Cette défaillance de l’information affecte en plus la perception des traitements antirétroviraux chez les jeunes. Ainsi, 26 % des interrogés pensent à tort que ces médicaments peuvent guérir du Sida. Tout d’abord, ces traitements ne permettent que de contrôler l’infection. Ensuite, leur efficacité est généralement limitée quand la maladie est à un stade avancé ou quand le malade fait de la résistance.

Tenant compte du résultat de ce sondage, il n’est pas étonnant de constater que le nombre de contaminations chez les jeunes de 15 à 24 ans ait augmenté de 24 % depuis 2007. Afin de faire baisser ces chiffres, il convient de renforcer la prévention. Par ailleurs, il est indispensable de faire du dépistage un enjeu stratégique.

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La Rédaction

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