Allergie de l’enfant, risque sous-estimé par les parents
Rédigé par La Rédaction , le 21 March 2018 à 11h17

Le printemps est une période propice aux allergies
En France, près de 10% des enfants souffriraient d’allergie selon une estimation de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale. Pourtant, le problème est sous-estimé par les parents. Tel est le constat fait par l’Association Asthme & Allergie à l’occasion de la journée française de l’allergie.
Méconnaissance des facteurs génétiques et environnementaux
Les allergies et l’asthme n’ont cessé d’augmenter ces dernières décennies. Les origines de ces pathologies allergiques restent toujours mal connues des spécialistes. Cependant, des facteurs génétiques et environnementaux sont suspectés. D’après un sondage Ifop sur 1 002 personnes âgées de dix-huit ans et plus, la majorité des Français minimise encore le danger de l’allergie chez les enfants.
Les résultats de ce sondage en ligne révèlent que 67% des sondés ignorent qu’une allergie est susceptible de survenir à n’importe quel âge. De plus, 90% d’entre eux ne sont pas au courant que cette maladie peut être diagnostiquée dès les premiers mois après la naissance. Or, elle est plus fréquente et plus grave que l’allergie chez l’adulte.
De même, les personnes interrogées évaluent mal le risque pour un enfant de développer une allergie. Elles l’estiment à 21% pour un enfant avec un seul parent allergique et 67% avec deux parents sujets à une allergie. En réalité, le risque se situe entre 30 et 50% dans le premier cas et jusqu’à 80% dans le second cas.
Un diagnostic tardif occasionnant un retard de prise en charge
Chez un enfant, le risque allergique est beaucoup plus important que chez ses parents. Pour cause, l’enfant hérite de leur patrimoine génétique. Aux facteurs génétiques se combinent aussi les facteurs environnementaux tels que la pollution atmosphérique et intérieure ou le régime alimentaire. Les allergies les plus courantes chez un enfant sont l’eczéma atopique, la rhinite et la conjonctivite.
Une allergie constitue une pathologie lourde et son impact sur la vie quotidienne d’un enfant est important. Par exemple, l’asthme représente l’une des principaux motifs d’absentéisme en classe primaire. Malgré tout, le diagnostic d’une allergie chez un enfant se fait tardivement. Il s’écoule en moyenne sept ans entre l’apparition des premiers symptômes et la consultation de l’allergologue.
Cela engendre un retard dans la prise en charge de la maladie. Entre temps, celle-ci progresse et s’aggrave. Ainsi, une rhinite allergique bénigne peut rapidement évoluer en asthme avec des conséquences graves. Afin de remédier à cette situation, l’Association Asthme et Allergie a pris l’initiative d’organiser sur son site internet un tchat avec des allergologues, retransmis sur les réseaux sociaux.